Une journée de formation chez CapHorlogerie.

atelier-caphorlogerie

Il y a quelques semaines, j’ai passé une journée de formation rue Bergère à Paris dans un atelier d’Horlogerie flambant neuf. Ma copine m’a en effet offert une journée de formation chez Cap Horlogerie pour monter et démonter un mouvement (Unitas squelette 6497). Je me suis donc rendu dans l’atelier de Kader et Elias qui venait d’être terminé la veille et qui se présente ainsi :

atelier-caphorlogerie
Nous avions donc chacun notre table avec nos outils et bien sûr une montre. La mienne était assez « classique » équipée d’un mouvement squelette Unitas 6497 suisse. Voici ce à quoi ressemble notre table avant le début des travaux :

table-horloger

Avant de commencer, Kader nous présente l’histoire de l’horlogerie des débuts antiques aux récentes modifications des mouvements. Puis on fait un détour par le vocabulaire horloger nécessaire à la bonne compréhension de la suite de la journée. Enfin, nous appréhendons le fonctionnement d’un mouvement en partant du remontoir pour arriver aux aiguilles qui tournent bien sûr. Vient ensuite le moment de s’attaquer à la montre :

debut-atelier

Le démontage du boitier est une étape relativement simple, bien sûr selon le modèle du boitier les fixations du fond diffèrent. Le mouvement visible, il faut décharger celui-ci afin de ne pas risquer d’abîmer le mouvement. Puis, il faut retirer les ailettes qui retiennent le mouvement dans le boitier. Et afin de libérer complètement le mouvement il faut retirer le remontoir en dévissant prudemment une petite vis sans la sortir de son pas de vis. Ceci fait le mouvement peut-être retiré du boitier :

mouvement-boitier

 

Il faut ensuite retirer le cadran, pour ce faire, il faut d’abord retirer les aiguilles à l’aide d’un arrache-aiguille, puis dévisser les vis qui « tiennent » les pieds du cadran. Une fois fait, le mouvement est à nu. On peut le poser sur un porte-mouvement :

mouvement

On commence à entrer dans le vif du sujet : le démontage du mouvement. On commence par démonter le pont de barillet, retire la première roue, puis le barillet lui-même. La montre n’a plus d’énergie 🙂

mouvement-sans-barillet

Pour des raisons pratiques, on remonte le pont de barillet, puis on démonte le pont de balancier auquel on laisse le balancier attaché, en faisant attention à ne pas l’abîmer, pour ce faire il faut laisser le balancier « se déformer » tout seul sans chercher à maintenir sa position plane.

balancier-mouvement

On passe ensuite le reste du mouvement aux bains, pour retirer l’huile. On place donc les mouvements dans des bacs à cette intention. La première cuve nettoie le mouvement et retire les huiles, la deuxième retire les traces de produit de la première cuve. Enfin, on sèche le mouvement.

bac-mouvement machine-nettoyage-mouvement sechage-mouvement

On passe donc après une matinée bien chargée au repas. Et oui le repas est compris dans la formule. Rendez-vous donc au café du coin où la nourriture est très bonne. L’occasion de discuter avec Kader, Elias et les autres élèves sur l’actualité horlogère et les prix démesurés de certaines marques …
Retour à l’atelier où l’on retrouve le mouvement tout propre :

mouvement-propre

On continue donc le démontage en retirant le pont de barillet :

 

mouvement-sans-pont

On retire le dernier pont et l’ancre :

mouvement-sans-ancre

Vient ensuite le tour des roues restantes (seconde, heure, minute et roue d’échappement). Et voilà. C’est beau, on a démonté tout le mouvement. Mais maintenant il faut le remonter …
Je vais passer sur toutes les étapes et photos mais globalement c’est ici que ça se complique : il faut bien positionner chaque roue pour qu’elles soient bien alignées et que les arbres des roues rentrent bien dans les rubis, bien sûr une des étapes les plus complexes est le positionnement du pont de balancier et de l’ancre. Et dès que l’on repositionne tout ça, c’est magique : ça tourne 😉
Il faut aussi repasser par une partie de re-huilage du mouvement avec des piques-huiles prévu à cet effet. Puis on repositionne le mouvement dans le boitier et le remontoir :

Vient ensuite, le réglage de la montre et le passage au Timegrapher pour mesurer la précision de la montre :

timegrapher

Puis vient le moment de refermer le boitier. On retrouve le poste de travail comme on l’a trouvé le matin :

montre-finie

 

Voici le déroulement d’une journée bien remplie.

 

Conclusion :

Si vous en avez envie et les moyens, je vous conseille fortement cette formation avec Kader et Elias qui sauront vous faire profiter de cette journée du mieux que possible. Je vous invite donc à vous rendre sur leur site :

http://www.caphorlogerie.fr/

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