Horlogerie : Crise ou pas crise ?

Encore une fois, je vais parler d’un sujet dans lequel je suis néophyte : la situation économique des entreprises horlogères en cette année 2017.

Bon on a entendu en début d’années plusieurs mauvaises nouvelles : la faillite de Pequignet (snif sniff sniff) la mise en vente de Breitling (paraît-il) … On ne compte plus les marques qui licencient à coup de dollars pour éviter la mauvaise comm. Et oui une marque qui va mal vend encore moins et c’est logique à quoi bon mettre une somme importante dans une montre si dans quelques années, la marque n’existe plus …

De ma fenêtre, il y a 2 réactions :

  • Le retour aux sources / valeurs de la marque : ceux qui restent droits dans leur bottes qui gardent leur identité, qui sortent de nouveaux modèles mais sans innovation majeure (en tout cas pas plus que d’habitude). Ceux-ci sont sûrement aussi ceux pour qui les choses vont le mieux : AP, Patek, Rolex, Omega, et les marques indépendantes Stowa, Christopher Ward …  ne cherchent pas à révolutionner, ils gardent leur identité propre et vendent sur des recettes qui ont bien marchés. La seconde catégorie (ma préférée), a pour avantage de proposer de l’excellente qualité à prix intéressant, mais récemment ils ont augmentés leurs prix, sûrement pour palier à la baisse des ventes mais c’est fort dommage. Un exemple : des connaissances attendaient les promotions de chez Christopher Ward avec impatience, mais avec l’augmentation récente même en réduction les montres sont un poil trop chères.
  • L’innovation tout azimut, et c’est sans aucun doute ici que les erreurs sont les plus perceptibles  : Tag Heuer fait à la fois une montée en gamme et une descente de gamme, à la fois il s’ouvre vers le monde connecté et il retourne vers le manufacturé. Du coup ? ba on ne sait plus ce qu’on achète … Alors que Tag Heuer a une identité très marquées sport automobile, et même si ce n’est pas ma tasse de thé, il y a du potentiel. Pour ma part, j’aurai plus vu, un recentrage vers le monde automobile et vers une des deux catégories : 1000-3000€ ou 5000€ et plus. Mais le pire ce sont les marques qui ne sachant où innover, vont chercher chez les concurrents, un exemple flagrant :

C’est beau, c’est bizarre, ça me rappelle quelque chose :

Alors certains diront que le design est dans le domaine public et je suis d’accord, mais c’est valable pour les marques entrée / milieu de gamme, mais pour une marque de ce niveau, copier aiguille, finition de cadran, couleur, et aller jusqu’à la forme du boitier, c’est gros, très gros. Girad Perregaux est une marque que j’apprécie, mais ils ont ici commis, à mon sens, une erreur. D’un autre côté je comprends la complexité de la situation : ces marques n’ont pas une identité aussi forte que leurs concurrents, et à moins de se renouveler, leur survie peut être remise en cause. Mais de là à en arriver à copier sur le collègue …

 

Bien maintenant que nous en sommes là, on peut se poser la question de pourquoi en sommes-nous là ? Je ne vais pas faire 3 paragraphes sur ce sujet, c’est assez simple de mon point de vue, les prix en constante augmentation pour payer le marketing, les réceptions luxueuses, les magasins et point de vente avec 5 vendeurs par client et du marbre au mur … que ne voit quasiment jamais le consommateur final ont complètement perdu les marques, et c’est sans aucun doute là que les marques indépendantes sans point de vente physique ont une superbe carte à jouer. D’ailleurs les « grandes » marques feraient sûrement bien d’en prendre un peu de la graine et de venir chercher leur client en changeant un peu les canaux et au passage leurs prix.

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